06.04.2006
Actu économique (#3)
Allemagne.
En données brutes, le nombre de chômeurs allemands est redescendu sous le seuil fatidique des 5 millions en mars. Mais la tendance s'inverse en données corrigées des variations saisonnières. La reprise devrait néanmoins finir par améliorer le marché de l'emploi courant 2006.
Alors que tous les indicateurs sont au vert outre-Rhin, moral des industriels et des consommateurs en tête, le chômage reste la bête noire de l'Allemagne. En données corrigées des variations saisonnières (CVS), le taux de chômage a atteint 11,4% au mois de mars, après 11,3% en février. Quant au nombre de chômeurs, il a augmenté de 30.000 personnes en mars.
Ouf, il y a pire que la France en matière de chômage. Précisons qu’en Allemagne il existe des contrats de travail mis aux enchères sur internet. Celui qui accepte d’être payé au salaire le plus bas, remporte les enchères… Je vous laisse méditer.
Le régulateur de l'énergie rend un avis négatif sur la hausse des tarifs du gaz
Saisie le 22 mars, la Commission de régulation de l'énergie (CRE) devrait rendre ce soir un avis négatif sur la hausse de 5,8% des tarifs du gaz au 1er avril. La CRE estime que pour refléter les coûts d'approvisionnement de Gaz de France, l'augmentation devrait être de 6,1%. Sans commentaire…
L'e-commerce a le vent en poupe en France. Selon une étude de Benchmark Group, le secteur a affiché une croissance de 44% en 2005, soit un volume d'affaires de 7 milliards d'euros. Autre bonne nouvelle, c'est la première fois que la croissance du commerce électronique se maintient d'une année sur l'autre. Benchmark Group a identifié deux facteurs expliquant cette croissance. Le premier est le développement rapide du commerce sur Internet de produits jusque là en retrait, tel que les cosmétiques ou encore l'équipement de la maison. Le second facteur est le développement de nouveaux concepts de vente sur la toile, avec la montée en puissance des ventes privées.
Les leaders de la vente par correspondance implantés dans la région comme La Redoute, se sont adapté à cette évolution des modes de consommation, et ont créé des sites Internet tout en maintenant leur catalogue.
http://www.laredoute.fr
Alors que la presse gratuite ne cesse de séduire le lectorat, Vincent Bolloré veut surfer sur la vague. L'homme d'affaires breton a annoncé, dans le cadre de la présentation des résultats de son groupe, qu'il allait lancer un quotidien du soir dès septembre. Intitulé Direct Soir, le quotidien de 24 pages fera l'objet d'une période de test en juin. Il sera ensuite diffusé à hauteur de 250.000 exemplaires sur Paris et la région parisienne. Le même nombre sera diffusé dans certaines villes de région.
Les dépenses de consommation des ménages américains ont progressé de 0,1% en février par rapport à janvier tandis que leurs revenus ont gagné 0,3%, a indiqué aujourd'hui le département du Commerce. Des chiffres globalement en ligne avec les attentes des économistes, qui tablaient sur une stabilité des dépenses et une hausse de 0,4% des revenus. Le département du Commerce a par ailleurs révisé en légère baisse la progression des dépenses pour janvier à 0,8% contre 0,9% annoncé initialement. Ce chiffre reste néanmoins un plus haut depuis six mois.
MAIS : Les consommateurs ont réduit leur épargne pour quatrième mois consécutif; la consommation reste portée par l'excellent moral des ménages", indique Brian Fabbri, économiste chez BNP Paribas. De fait, le taux d'épargne est resté dans le rouge en février (-0,5% du revenu disponible, comme en janvier, après -0,3% en décembre, -0,2% en novembre et une stabilité en octobre). "Tant que les Américains s'enrichissent grâce au marché immobilier, ils sont prêts à puiser dans leur épargne pour consommer", explique l'économiste.
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16.03.2006
Actu économique (#2)
Venezuela.
Le directeur des services de renseignements des Etats Unis, M. John Negroponte, a accusé le Venezuela de «lancer une politique étrangère militante en Amérique latine qui inclut la livraison de pétrole brut à prix bas pour gagner des alliés ». Dans le même temps, il a stigmatisé la chaîne internationale de télévision « Telesur », dont le but est de rompre l’hégémonie de CNN sur le continent. Il a affirmé, devant une commission du Sénat, que « le Venezuela est le principal défi à la sécurité hémisphérique », et que la priorité de Washington est d’empêcher à tout prix la réélection de M. Chávez en décembre 2006 (cf photo).

« La politique étrangère militante » évoquée par M. Negroponte fait référence à la coopération solidaire mise en place par le Venezuela, qui permet à de nombreuses nations pauvres de la région d’acquérir du combustible à des tarifs préférentiels (50% du prix du marché). Le Venezuela a également envoyé un groupe de militaires et d’ingénieurs civils à La Grenade pour réparer les écoles endommagées par les divers ouragans. Le modèle d’intégration préconisé par l’Alternative bolivarienne pour les Amériques, complètement opposé à l’ultralibéralisme ravageur de la Zone de libre-échange pour les Amériques (ZLEA), a fortement irrité la Maison-Blanche.
En plus de l’importante acquisition d’armements indispensables à la défense de la nation (100 000 fusils et 15 hélicoptères achetés à la Russie), le président Chávez a décidé de créer une armée d’un million de volontaires pour faire face à une éventuelle invasion militaire du pays par les troupes étasuniennes. L’Unesco a tenu à souligner les spectaculaires réussites sociales de la Révolution Bolivarienne en octroyant à M. Hugo Chávez le Prix international José Martí. Cette distinction récompense les efforts du président en faveur de l’unité et de l’intégration des pays d’Amérique latine et des Caraïbes, ainsi que l préservation de leurs identités, traditions et cultures.
Il l’a dit :
Un économiste disait à ses élèves : « Si vous connaissez UN banquier central, vous avez des relations correctes dans le milieu. DEUX ? Là c’est de très bonnes relations et de bons contacts. Trois banquiers centraux ? C’est vraiment excellent. Maintenant, si vous en connaissez un quatrième, vous êtes VOUS même un banquier central. »
Monsieur Macé
Bourse
Pour bien progresser en 2006, le CAC 40 doit compter sur…la hausse du baril. Explication de ce paradoxe par les économistes d’Ixis CIB (Groupe Caisse d’Epargne) : la flambée du pétrole remplit les caisses des pays exportateurs de brut, et leurs milliards de dollars se déversent sur les marchés. Conséquence : les cours de Bourse montent. Cet effet « liquidité » compense l’effet « inflationniste » (négatif) traditionnellement imputé à la hausse du pétrole.
Financement des jeux olympiques de 2012 à Londres.
Une partie du budget (3.6 milliards de livres) devra être financé par les contribuables londoniens. A partir d’avril 2006, chaque foyer fiscal de la capitale britannique paiera environ 20 livres (200 francs, 30 euros) par an pendant 10 ans. Le gouvernement refuse de dire si ce montant pourrait être revu à la hausse…(« tu l’as voulu hein, ouai tu l’as eu, un grand coup dans … euh, les jeux olympiques »).
Il l’a dit :
« Je le dis et je le répète, il n’y aura pas de licenciements à la Samaritaine, et je m’y engage ».
Et il l’a fait ! : Sept mois après la fermeture de la Samaritaine pour des raisons de sécurité, Philippe de Beauvoir, PDG du grand magasin, a proposé un plan de sauvegarde de l’emploi généreux au comité d’entreprise, qui l’a approuvé. Avant le 31 octobre, 2 offres fermes de reclassement au sein du groupe propriétaire LVMH, seront faites à chacun des 734 salariés – excepté les plus de 55 ans qui pourrons partirons en préretraite. Les postes proposés correspondront à la formation et aux projets professionnels de chacun, avec une rémunération au moins équivalente, et ne seront pas éloignés de plus de deux heures aller-retour du domicile. En attendant que la direction parvienne à s’organiser (pour l’instant 55 personnes ont obtenu un détachement dans le reste du groupe), tout le monde continue à percevoir son salaire.
Il y a encore des patrons consciencieux
23:05 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
09.02.2006
Le mot de Mr Macé (#1)
Marrant?
"Il y a quatre ans de cela, après un an d’enseignement à la FLSEG, dans les évaluations, on me disait qu’en gros mes cours ça allait, mais que je devrais sourire un peu plus, être un peu plus marrant.
Mon premier réflexe était de me dire qu’un cours d’éco, ce n’est pas un one man show. Même Jean-Marie Bigard aurait du mal à être marrant sur le modèle de Solow ou l’inefficacité au sens de Pareto d’un équilibre général de marché en présence d’effets externes. En outre, je me suis toujours personnellement méfié des profs un peu démago qui s’efforcent de séduire par d’autres moyens que la seule puissance du raisonnement économique, qui s’éternisent dans les pauses et qui racontent à peu près tout de leur vie (je le fais juste après).
Enfin, essayer d’être marrant devant un public supérieur à 5 personnes était une gageure pour moi. J’ai refusé de me marier pendant des années, juste pour éviter d’être le centre d’une cérémonie, où il me faudrait rétorquer avec humour à des blagues familiales du style : « bon, euh, les amoureux, qu’est-ce que vous faîtes après ? » ou encore « Ca fait bien longtemps que le mariage est consommé – ah-ah-ah. ». Et je passe sur les déguisements. Non vraiment, je ne pouvais pas.
J’ai quand même retenu le message. Peu à peu, j’ai commencé à sourire plus facilement (pas autant toutefois que Georges Pernoud, celui qui présente Thalassa) et surtout j’ai commencé à essayer d’être marrant une ou deux fois dans le semestre, avec imaginez bien, un succès inégal.
Les premières fois étaient terribles. Personne ne riait. Les étudiants les plus sérieux se demandaient s’il fallait noter (qu’est-ce qu’il voulait dire ?). Ayant un jour déclenché un premier rire, je me suis enhardi. J’ai osé une ou deux blagues d’économistes. Le bide total. Quelques sourires condescendants faisaient suite à une explication confuse et malheureusement nécessaire. Aujourd’hui, je tente encore d’incruster quelques images dans les diapos quand le cours le permet mais c’est loin d’être toujours un succès.
J’ai quand même eu une année de bonheur. En Fac de sciences, je ne sais pas pourquoi, deux étudiants m’aimaient bien. Ils riaient à tout ce que je disais, et je dois bien le dire, même quand je n’avais aucune intention comique. Mais ils ont eu leur année et sont partis compléter leur formation ailleurs.
C’est donc pas totalement résigné mais conscient des limites de mon potentiel comique, que je me résous ici à vous livrer quelques blagues d’économistes et sur les économistes. Certains d’entre vous en connaissent déjà. Vous pouvez aussi jeter un coup d’œil sur :
http://perso.wanadoo.fr/caverne/Ecojokes.htm"
La plus courte : Il y a trois sortes d’économistes. Ceux qui savent compter au tableau et ceux qui ne savent pas.
La plus cruelle : "George Stigler Nobel laureate and a leader of Chicago School was asked why there were no Nobel Prizes awarded in the other social sciences, sociology, psychology, history, etc. "Don't worry", Stigler said, "they have already have a Nobel Prize in ...Literature
L’une de mes préférées : How many Chicago School economists does it take to change a light bulb? : None. If the light bulb needed changing the market would have already done it.
15:15 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
Actu économique (#1)

-L’annonce par le président vénézuélien Hugo Chavez de sa décision de transférer les placements à l’étranger du Venezuela des USA en Europe est passée inaperçue (Cette annonce publique date du 1er octobre 2005). Ces réserves sont estimées à $25-$30 milliards, en constante augmentation grâce aux revenus des ventes de pétrole. Le but ultime de Chavez est un transfert d’une importante partie de ces investissements vers l’Amérique Latine, en même temps qu’on constituerait une banque centrale continentale dont l’objet serait de fournir des fonds de développement aux pays de la région. Le Président vénézuélien se dit prêt à accueillir cette banque sur son sol.
Chavez attaque l’Amérique là où l’Amérique est la plus sensible. Ce pays, aujourd’hui, est un océan de dettes à la merci d’un mouvement de contagion de retrait des investisseurs étrangers. La seule logique qui interdit ces retraits est celle du chantage paradoxal, et elle fonctionne car nombre d’investisseurs sont des entités publiques de pays étrangers (cas du Venezuela, cas du Japon, etc.) : c’est la crainte qu’un retrait brutal porte un coup fatal à l’Amérique et conduise à son effondrement économique. Cette décision de retrait des capitaux est une décision politique hostile aux USA, mais l’habileté de Chavez se mesure aussi à sa capacité de distinguer entre le « système américaniste » et les Américains : on l’a vu, fin août lorsqu’il accueille Jesse Jackson pour fêter l’anniversaire du discours de Martin Luther King de 1963 ou début septembre, lorsque le Venezuela propose de livrer du pétrole et une aide financière aux victimes de Katrina.
-Plus d'un Français sur deux considère que le "contrat première embauche" ne permettra pas de régler le problème du chômage des jeunes, révèle un sondage Ifop. 53% des sondés estiment que le CPE va accroître la précarité des jeunes quand 43% pensent qu'il fera reculer le chômage des jeunes. Sondage réalisé les 19 et 20 janvier auprès de 1.004 personnes.
-800 C’est le nombre de « jeunes des banlieues » que la SNCF veut recruter en 2006. De la discrimination positive de grande ampleur.
-Selon l’institut Xerfi, la pharmacie sera le secteur industriel français le plus porteur en 2006 (+4.5%). En revanche, le secteur de l’habillement décroche la lanterne rouge (-6.4%).
-La France a ramené en 2005 ses déficits publics à 3% du produit intérieur brut (PIB), a déclaré lundi Thierry Breton, avant de rencontrer à Bruxelles le commissaire européen aux Affaires économiques, Joaquin Almunia. "Je vais annoncer à M. Almunia que la France a tenu son engagement", a dit le ministre de l'Economie à l'occasion de l'Assemblée générale annuelle de l'Institut de l'entreprise. Selon le quotidien économique Les Echos et Le Figaro, ce résultat est notamment dû à une réforme du mode de calcul des acomptes de l'impôt sur les sociétés (IS), votée in extremis dans le cadre de la loi de finances rectificative pour 2005.
Le collectif budgétaire 2005 prévoit notamment, pour les entreprises ayant un chiffre d'affaires de plus d'un milliard d'euros, de retenir comme base du dernier acompte de l'impôt sur les sociétés payable le 15 décembre le bénéfice prévu pour l'exercice en cours et non plus celui de l'exercice précédent. Comme les grandes entreprises françaises ont enregistré de bons résultats l'année dernier, cette modification s'est soldée par des rentrées exceptionnelles. Ruse comptable ? "Ce n'est absolument pas une manipulation comptable, c'est de la bonne gestion" affirme le rapporteur du budget à l'Assemblée nationale, le député UMP Gilles Carrez.
A vous de juger…
-L'iPod représente, pour la première fois, plus de la moitié du chiffre d'affaires d'Apple. Le californien a doublé son bénéfice pendant les fêtes.
-La technologie Terminator vous connaissez ? Elle permet de rendre les graines récoltées…stériles ! Ce qui force l’agriculteur à en racheter de nouvelles d’années en années. Elle constitue donc toujours une menace aussi grave à la diversité des cultures et à la souveraineté alimentaire dans le monde.
15:10 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note

