09.02.2006

L'interview de notre doyen bien-aimé (#1)

Un système d’absence qui fait grincer des dents certains, mais surtout un changement de mentalité et un accent mis sur la professionnalisation, la FLSEG évolue. Dans le but de vous tenir informé, E-connexion s’est donc lancé pour vous à la recherche de son doyen, Didier Van Peteghem, pour lui poser quelque question sur cette (ré)volution.

E-c : Un semestre après votre prise de fonction, êtes-vous satisfait de l’évolution de la FLSEG ?

DvP : Oui bien sur ! Nous avons de grands chantiers, de belles perspectives, de beaux projets, j’espère que cette année les étudiants seront beaucoup plus motivés et impliqués. Il est vrai que quand il y a des nouveautés, des transformations il faut forcement un laps de temps pour s’adapter. Nous avons une équipe qui est neuve pour un tiers, il faut le temps que notre navire prenne sa nouvelle vitesse de croisière je pense qu’on est bien parti, j’attends le retour des étudiants.

E-c : D’ailleurs quelles évolutions souhaitiez-vous apporter ?

DvP : Je souhaitais que l’on soit d’avantages tournés vers le monde de l’entreprise, d’où l’arrivée à une poste clé de Cédric Lepoutre qui est issu du monde de l’entreprise et qui a fait ses études chez nous. Cela transparaît par la professionnalisation, les stages pour lesquelles nous avons mis plus de moyens humains et financiers. C’est l’apparition de modules, projet comportement professionnel, le module entreprendre qui est lié à l’entreprenariat l’un des fleurons de l’ICL. Puis contribuer au développement du savoir-être chez les étudiants, qui représente des attitudes comportementales, d’où les modifications du règlement des études avec un peu plus de rigueur attendue. Mais encore une fois tout est lié au monde de l’entreprise. En arrivant dans le monde de l’entreprise il y a des comportements à adopter et nous sommes très attentifs à ces éléments. Après avec le LMD il y a de grandes évolutions. L’international est évidemment un enjeu. Notre souhait c’est que nos étudiants partent de plus en plus aux 4 coins de la planète, d’où un accent particulier sur l’apprentissage de l’anglais qui devient un point incontournable.

E-c : Quelle doit être la nouvelle dynamique de la FLSEG ?

DvP : En deux mots je dirais qu’on aimerait avoir des étudiants ouverts et entreprenants. Vous pouvez vous apercevoir que la fac est en chantier. Il y a eu ce déménagement, et les locaux ont un impact sur la vie de la fac. Je dirais que nous n’avons pas encore l’étendue que l’on souhaiterait mais nous devrions y arriver. Entreprenant car l’objectif c’est que nos étudiants soient de meilleurs entrepreneurs, qu’ils s’investissent plus dans leurs études et dans la vie de la faculté. Et puis ouvert parce que je pense que ce qu’attend aujourd’hui le monde de l’entreprise c’est d’avoir des jeunes ouverts, flexibles et curieux. C’est en quoi les mineures libres concourent à cet esprit.

E-c : Quelles mesures doivent être encore être modifiées d’ici la fin de l’année ?

DvP : Nous avons mis en place au sein de l’ICL icampus dont j’ai déjà eu l’occasion d’expliquer que c’est un nouvel outil avec forcement des marges de progression. Et ce second semestre nous allons faire en sorte qu’icampus soit plus performant qu’il ne l’est aujourd’hui. Mais cet outil numérique est indispensable pour les étudiants de demain. Notre faculté a la volonté d’avoir un temps d’avance sur la concurrence et cet outil je crois en est un.

E-c : Etes-vous satisfait des actuelles promotions, de leur évolution ?

DvP : Bien évidement il faut faire une différence entre les promotions. Nous n’avons pas tout à fait le même public en première et en dernière année. Mais oui je suis satisfait. Quantitativement nous avons le nombre d’étudiants que nous souhaitions et qualitativement chaque promotion a ses spécificités. Les premières années n’ont peut être pas encore pris le plis de la faculté. On se doit donc encore de bien communiquer et c’est je suppose l’objet de cette interview dans votre journal. C’est important d’expliquer aux étudiants ce qui se passera dans 3, 4 ou 5 ans. Les étudiants ont naturellement le réflexe, ce que je comprends, de se positionner par rapport au prochain examen, mais notre objectif c’est de les mettre en perspective sur 4 ou 5ans ce qui ne représente pas tout à fait la même vision.

E-c : Si vous deviez formuler un souhait pour la suite ?

DvP : Un souhait : savoir encore mieux communiquer et ce concerter. Les étudiants doivent prendre conscience de la chance qu’ils ont de pouvoir faire des études. Je crois que prendre conscience de la chance qu’on a de pouvoir faire des études aujourd’hui en France, dans notre faculté, c’est une chose qui devrait modifier l’esprit et la façon de voir des étudiants.

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